
Nous devons rendre l'appart au propriétaire le
1er août, avant de partir pour Shanghai en train rapide. A son arrivée, nous sommes encore en train de tester
les meilleurs algorithmes pour remplir le plus efficacement les sacs, pourtant
nombreux malgré les paquets expédiés directement la semaine précédente :
une immense valise, une de taille plus conventionnelle, un sac de voyage, un
sac a dos, une sacoche de pc portable et... un jeune bonzaï. Approximativement
70 kg à transporter à deux. Vu la circulation et le volume nous avions
abandonné l'idée de taxi pour nous concentrer sur le métro... mais je ne sais pas
si c'était la bonne décision.
Accessibilité record : 338 marches jusqu'à
la gare de Pékin...
Vers 9h00, à la vue de notre impressionnant
paquetage, le proprio appelle des amis qui nous transportent le tout dans une
brouette jusqu'à la station de métro. Et c'est là que commencent les festivités :
- 16 marches avant notre station, sur la ligne
13, mais ensuite on peut accéder aux quais par escalator (économie de 42
marches, nous somme chanceux puisque dans l'autre direction il n'y a pas
d'escalator et l'ascenseur est hors service).
- Arrivé à Xizhimen, station de transfert, la tâche
sera difficile. L'ascenseur est aussi en panne, ou plutôt n'a jamais fonctionné,
tout comme l'escalator (il n'y a aucun ascenseur ne fonctionnant ni aucun escalator
descendant sur cette ligne, pourtant mise en service en 2002). Résultat 80 marches à descendre entre le quai et
la rue, puisque l'interconnexion demande un passage a l'air libre. Entre la
sortie de la ligne 13 et l'entrée de la ligne 2, nous montons 4 marches, puis 1
avant d'en redescendre 3 le mètre suivant. Mais c'est une partie de plaisir
avant de s'enfoncer vers les rames de cette ligne circulaire: il faudra
affronter 119 marches, a l'aide de
multiples aller-retour pour arriver au niveau des rames. Un usager attentionne
nous viendra en aide pour nous aider à finir cette épreuve. Paradoxalement,
nous sommes dans une voiture avec des emplacements pour fauteuil roulant (Cf.
Photo), qui j'imagine, de doivent pas servir souvent vu l'accessibilité du métro.
Il est 10h, nous avons parcouru 2 stations.
Nous arrivons à la station de la gare de Beijing
vers 10h25, se frayant un chemin entre les usagers et les trafiquants de fapiao
(factures) faisant tranquillement commerce sur le quai du métro en enchainant
cigarettes sur cigarettes. Nous affrontons 25
marches pour arriver devant une sortie fermée (pour cause travaux?) De tous les
panneaux indiquant cette sortie, aucun n'est barré! Les employés qui nous
observaient pendant l'escalade ne nous on, bien sur, rien dit. 50 marches pour rien, plusieurs minutes
de perdues et une petite explosion de mécontentement (en chinois pour elle, en
anglais pour moi)... A retenir, comme pour les stations fermées, rien n'est
indique pour les sorties fermées.
Heureusement il y a une autre sortie proche de la
gare et un garde sympathique nous aide à monter les 25 dernières marches du métro puisque nous pouvons ensuite remonter
à l'air libre par un escalator.
Arrivé sur la place de la gare, il faut donc slalomer
entre les carrelages défoncés qui ne semble pas avoir résiste au trafic piéton,
puis attendre dans la 'file' qui mène à l'entrée... 5 à 10 minutes
interminables alors que le temps se fait de plus en plus désirer.
Un escalator nous mène au 'salon' d'embarquement
réservé au CHR (voir ci-dessus) où nous passons à toute vitesse pour nous
diriger vers le quai. Il est 10h40, il ne reste plus que 10 minutes avant le
départ du train. Et là, oh rage, oh désespoir, à bout de souffle nous arrivons
devant un escalier monumental (51 marches) pour pouvoir accéder au train...
Vu la chaleur, l'effort était à la limite du faisable et je ne crois pas
qu'on aurait pu parcourir 10 mètres de plus.
Au total, 338 marches (l'équivalent de 20 étages)
pour arriver à quelques minutes du départ tout en sueur.
Le CHR
C'est ensuite parti pour 10h de train jusqu'a
Shanghai dans la nouvelle fierté de China Railway: une version modifiée du
Shinkensen japonais mise en route en fanfare en avril dernier sous le nom de
CHR. La version utilisée au Japon circule à près de 300 km/h
mais la version utilisée en Chine, vierge de toute inscription de
constructeur nippon, se contente sur les meilleurs tronçons de 205 km/h, faute
de ligne grande vitesse entre Pékin et Shanghai. J'ai cru voir (puisque la
vitesse s'affiche régulièrement une pointe à 249, mais sur une douzaine de kilomètres
avant notre destination).
Le train est le même train qu'au japon, sauf quelques
petites options manquantes, mais l'essentiel est là, notamment les toilettes
avec cuvettes chauffantes et lavabos tri-fonctions (savon, eau, séchage
automatiques intégrés dans le bassin). En échange, il y a quelques particularités
locales: fontaine à eau chaude ou tempérée, empruntes de pas sur la cuvette des
toilette et l'ambiance des transports locale (sonneries de téléphone, gens qui
parlent a tue-tête ou regardent des films sur leur ordinateur sans casque).
Autre particularité, il y a une profusion de personnel qui s'affaire: vente
ambulante, ramassage des déchets, petit coup de balaie réguliers et passage de
la police de temps en temps.
Après 10 heures de trajet, nous arriverons
finalement à Shanghai, la première partie du départ est donc achevée.
Quelques vitesses relevées :
-
Beijing - Tianjin à 165km/h
de maximum.
-
Après Tianjin, le train
file à 200 / 205 km/h environ mais commence à trembler. Après une bonne heure
le train ne dépassera rarement 160.
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