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Mardi dernier
nous devions nous rendre au parlement chinois où notre PDG devait donner un important
discours et rencontrer des membres de l'exécutif chinois. Mais, la veille, l'organisation
était changée car le gouvernement avait besoin de son antre et nous partîmes
donc pour un centre de congrès aux accents russes, décorés de faucilles et de
marteaux.
Là, en plus des
discours dynamiques de nos executives,
nous avons droit à un talk de Thomas L. Friedman. Cet
éditorialiste au New-York Times nous présentait son livre The World is Flat, qui présente comment la technologie a rendu le
monde plat, permettant à n'importe qui dans le monde de travailler et d'inter-opérer
avec les autres.
Ce livre que j'ai
lu au début de l'année est sous-titré « un bref historique du 21ème
siècle », il présente la globalisation et les révolutions politiques qui l'ont
animé (du 09/11 - la chute du mur - au
11/09 - les attentats de New-York). Et parmi les exemples et anecdotes qu'il
nous a données pendant près d'une demi-heure, je voudrais vous en citer deux :
« Il y a
seulement 30 ans, si vous aviez le choix entre naitre étudiant moyen à Boston
ou génie à Bangalore ou Pékin, vous auriez probablement choisi Boston, car un génie
à Bangalore ou Pékin ne pouvait pas vraiment bénéficier de son talent. Ils ne
pouvaient pas inter-opérer globalement. Mais ce n'est plus le cas dans le monde
plat, où tous les gens talentueux, avec un accès à Google et un ordinateur
portable bon marché peuvent entrer dans la bataille. »
Thomas Friedman nous
dit aussi que quand il était jeune sa mère lui disait de manger sa soupe car en
Inde ou en Chine ils étaient affamés, mais aujourd'hui il dit à sa fille de
finir ses devoirs car les jeunes en Inde ou en Chine seront affamés de prendre son
futur travail.
Saluant ainsi les
progrès phénoménaux de développement, il mit l'accent sur les besoins d'innovation
car « aucun pays ne peut rester éternellement un pays de main d'œuvre bon
marché » et conclu finalement que « si la Chine rouge ne devient pas la Chine verte on risque d'avoir de très gros problèmes » avant de se faire chaudement applaudir
par l'auditoire conquis.
Cette référence à
l'écologie est très similaire à celle du discours
de Chirac le mois dernier, dans un contexte où la Chine, premier émetteur d'oxyde
de soufre, va passer d'ici quelques années
le premier émetteur mondial de dioxyde de carbone... Peut être que répercuter les
couts environnementaux sur des produits manufacturés en pratiquant un dumping écologique
pourrait changer la donne?
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