Immobilo-cratie PDF Imprimer Envoyer
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Mardi, 21 Mars 2006 09:46

La France est un pays merveilleux, n’est ce pas? C’est quand même formidable de voir des milliers de lycéens qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise réclamer l’emploi à vie. Drôle de représentation nationale aussi que ces étudiants dont les votes des AG sont dignes des votes à l’ANP (Assemblée Nationale Populaire Chinoise) et sont tout sauf représentatifs, et quand les doyens proposent d’organiser un référendum on crie au scandale, préférant des méthodes où le résultat du vote est plus sûr…

A l'étranger, comme d'habitude la France aura encore du mal à convaincre qu'elle est un grand pays, et on a droit à d'intéressantes remarques comme celles du Wall Street Journal: «Quand des milliers de personnes dans la rue estiment avoir le droit de faire la loi pour des millions d'autres, un pays perd le droit de se nommer une république démocratique».

Bref, quoi qu’il arrive quand on parle de démocratie en France, on pourrait parler d’immobilo-cratie, un savant mélange de contestation et de repli sur l’utopie d’un Etat providence qui doit s’occuper de vous et vous chouchouter. Pas de compétition, pas de challenge, tout va bien, on préfère garder l’exception nationale qui permet d’être champion d’Europe du chômage des jeunes…

Mais c’est sans oublier qu’ailleurs la compétition fait rage, comme en Inde ou en Chine où même si tout n’est pas rose on avance et on s’adapte pour se positionner sur l’échelon mondial ; gouvernement comme population s'approprient cette ambition. Comme l’explique Thomas L. Friedman dans son livre The World is Flat, politique et technologie ont permis d’abolir toutes les frontières et ce monde plat rend difficile ces visions nationales : si l’on ne sait pas s’adapter, on finira tous par se vendre des hamburgers les uns aux autres (pour reprendre la citation de l'ancien patron de Wallmart)…

Voilà c’était le coup de gueule du jour, j’en ai un peu marre qu’à chaque fois qu’on me pose des questions sur la France c’est pour demander pourquoi on est tout le temps en grève… en même temps je me dit qu’un peu de politique permettra de lancer quelques débats...

Mise à jour le Lundi, 11 Juin 2007 22:21
 

Commentaires  

 
0 #1 manu 23-03-2006 06:04
Si je suis bien d'accord que les assemblées générales telles qu'elles semblent se pratiquer dans les fac sont tout sauf de la démocratie, il faut tout de même noter que la manière dont le gouvernement a fait voter le CPE est aussi un deni de démocratie:
- insertion du texte par un amendement à une autre loi ce qui a priori limite le débat des parlementaires
- utilisation de l'article 49.3 sur l'ensemble du texte pour la encore limiter le débat des élus

Ensuite pour éviter que ce ne soit la "loi de la rue" il faudrait peut etre faire comme en Suisse et instaurer un référundum d'unitiative populaire. La bas le peuple peut proposer toute les lois qu'il souhaite et même invalider une loi voté par ses représentants. C'est a mon sens un système beaucoup plus démocratiique que le système francais et évite que ce soit celui qui crie le plus fort qui se fasse entendre.

Par contre on en revient au titre de ce fil de discution, l'imobilisme en suisse est peut etre encore plus grand qu'en france, mais au moins c'est la majorité que le décide

Enfin en ce qui concerne le CPE, si c'est sans doute une bonne chose de donner plus de flexibilité pour les petites entreprise ca me parrait une abération de la donner aux grandes entreprises qui ont deja énormément recour à l'intérim ou a la sous traitance pour lisser au maximum ses piques de charges.
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0 #2 JS 23-03-2006 07:42
Effectivement le 49.3 est à mon avis une abbération démocratique, mais vu la composition de l'assemblée, on aurait probablement abouti au même résultat. Les minorités parlementaires le savent très bien et abusent souvent de procédures pour empêcher tout réel débat... On se croirait dans une cours de récréation, ce qui provoque systématiquemen t des manifestations.
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0 #3 manu 23-03-2006 07:50
C'est sur que l'assemblée fait un peu cours de récré mais même avec une forte majorité le débat permet parfois de changer significativeme nt un projet de loi.

Il suffit de voir ce qui s'est passé avec la loi Dadvsi fin décembre.
Contre l'avis du gouvernement les députés avaient adoptés un amendement pour une "license globale".

Au final des manipulations peut dignes d'une démocratie ont fait retirer cet amendement:
- vu que le texte était examiné en urgence il est abérant que le gouvernement l'ai fait repasser à l'assemblée nationale pour faire retirer cet amendement génant.
- en plus ils ont enlevé puis remis l'article car le gouvernement avait peur d'agir de manière anticonstitutio nnel :sigh:
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