La guerre des mamies PDF Imprimer Envoyer
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Dimanche, 22 Octobre 2006 09:51

Quartier tranquilleDes fois, on a beau habiter dans l'immeuble le plus calme qui soit, il y a toujours le risque de se faire réveiller par des cries de mamies.

Repositionnons le scénario : vous dormez profondément quand une discussion plutôt animée parvient à vos oreilles. Habitué aux intonations peu suaves de la langue locale, vous pensez de prime abord que les mamies de l'immeuble ont décidé de débattre de l'impact sur l'économie d'une éventuelle réévaluation du Yuan. Mais très vite, la discussion entre deux mamies, qui se parlent de leurs fenêtres en vis-à-vis devient une discussion généralisée entre tous les voisins.

Après traduction par babelfish (ou plutôt par quelqu'un qui parle la langue de vos voisins), vous avez toute la lumière sur le débat en cours : La première dame qui époussetait son plumeau un peu sale par sa fenêtre se fait accuser d'être la source de tous les détritus qui sont sous la fenêtre... Très vite les autres voisins, qui se tenaient préventivement à moins de 50 centimètres de leur fenêtres, apparaissent et entrent dans la discussion, accusant la première mamie d'être à elle seule la cause de toutes les saletés de l'immeuble (y compris les objets qui sont à plus 100 mètres de la fenêtre.

De une contre tous, la courageuse mamie est bientôt rejointe par d'autres voisins et chacun prend parti pour son immeuble en trouvant de quoi accabler l'autre coté, comme ce petit miroir sur le balcon qui est probablement là pour rediriger les mauvais esprits vers l'immeuble opposé !

Vingt minutes plus tard, après la menace d'installer une caméra pour montrer les images d'époussetage de plumeaux à la police, notre petite mamie réplique que de « toutes manières [elle] n'en a cure car [elle] est membre du parti communiste*». Devant tant d'arguments, personne ne saura jamais qi est fautif, mais au moins après quelques autres phrases que la décence interdit de traduire, tout le monde quitta sa fenêtre et le calme revint sur le quartier, me laissant retourner à mon sommeil. 

* pour que le lecteur se rendre compte de la force de l'argument (dans ce contexte bien sûr), je pense qu'on pourrait le comparer au suivant « de toutes façons mon mari connait Jean-Pierre Pernaud».

Mise à jour le Dimanche, 22 Octobre 2006 10:05
 

Commentaires  

 
0 #1 Vince 20-11-2006 08:41
c't'excuse qui tue la vie d'la mort de sa race!!! faut que j'essaye ça!!! :D
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