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26-10-2007 |
Voila un certain temps que je
n'ai rien posté ici. Un tort que je pourrais justifier plus par manque de motivation
que par manque de temps. Mais enfin peut être fallait-il un certain temps
d'adaptation: nouveau clavier, et surtout nouvelle vie.
La première question est que va
devenir ce blog? Dans l'immédiat je pense compléter ces deux ans d'aventures en
Chine par quelques articles auxquels vous avez échappés par manque de temps, et
assez rapidement j'aimerai faire un petit retour d'expérience sur ce retour en France.
À plus long terme il restera à
définir une nouvelle ligne éditoriale, mais pour le moment il reste encore pas
mal de choses à dire.
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Départ (musclant) de Pékin |
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Chine -
Au quotidien
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06-08-2007 |

Nous devons rendre l'appart au propriétaire le
1er août, avant de partir pour Shanghai en train rapide. A son arrivée, nous sommes encore en train de tester
les meilleurs algorithmes pour remplir le plus efficacement les sacs, pourtant
nombreux malgré les paquets expédiés directement la semaine précédente :
une immense valise, une de taille plus conventionnelle, un sac de voyage, un
sac a dos, une sacoche de pc portable et... un jeune bonzaï. Approximativement
70 kg à transporter à deux. Vu la circulation et le volume nous avions
abandonné l'idée de taxi pour nous concentrer sur le métro... mais je ne sais pas
si c'était la bonne décision.
Accessibilité record : 338 marches jusqu'à
la gare de Pékin...
Vers 9h00, à la vue de notre impressionnant
paquetage, le proprio appelle des amis qui nous transportent le tout dans une
brouette jusqu'à la station de métro. Et c'est là que commencent les festivités :
- 16 marches avant notre station, sur la ligne
13, mais ensuite on peut accéder aux quais par escalator (économie de 42
marches, nous somme chanceux puisque dans l'autre direction il n'y a pas
d'escalator et l'ascenseur est hors service).
- Arrivé à Xizhimen, station de transfert, la tâche
sera difficile. L'ascenseur est aussi en panne, ou plutôt n'a jamais fonctionné,
tout comme l'escalator (il n'y a aucun ascenseur ne fonctionnant ni aucun escalator
descendant sur cette ligne, pourtant mise en service en 2002). Résultat 80 marches à descendre entre le quai et
la rue, puisque l'interconnexion demande un passage a l'air libre. Entre la
sortie de la ligne 13 et l'entrée de la ligne 2, nous montons 4 marches, puis 1
avant d'en redescendre 3 le mètre suivant. Mais c'est une partie de plaisir
avant de s'enfoncer vers les rames de cette ligne circulaire: il faudra
affronter 119 marches, a l'aide de
multiples aller-retour pour arriver au niveau des rames. Un usager attentionne
nous viendra en aide pour nous aider à finir cette épreuve. Paradoxalement,
nous sommes dans une voiture avec des emplacements pour fauteuil roulant (Cf.
Photo), qui j'imagine, de doivent pas servir souvent vu l'accessibilité du métro.
Il est 10h, nous avons parcouru 2 stations.
Nous arrivons à la station de la gare de Beijing
vers 10h25, se frayant un chemin entre les usagers et les trafiquants de fapiao
(factures) faisant tranquillement commerce sur le quai du métro en enchainant
cigarettes sur cigarettes. Nous affrontons 25
marches pour arriver devant une sortie fermée (pour cause travaux?) De tous les
panneaux indiquant cette sortie, aucun n'est barré! Les employés qui nous
observaient pendant l'escalade ne nous on, bien sur, rien dit. 50 marches pour rien, plusieurs minutes
de perdues et une petite explosion de mécontentement (en chinois pour elle, en
anglais pour moi)... A retenir, comme pour les stations fermées, rien n'est
indique pour les sorties fermées.
Heureusement il y a une autre sortie proche de la
gare et un garde sympathique nous aide à monter les 25 dernières marches du métro puisque nous pouvons ensuite remonter
à l'air libre par un escalator.
Arrivé sur la place de la gare, il faut donc slalomer
entre les carrelages défoncés qui ne semble pas avoir résiste au trafic piéton,
puis attendre dans la 'file' qui mène à l'entrée... 5 à 10 minutes
interminables alors que le temps se fait de plus en plus désirer.
Un escalator nous mène au 'salon' d'embarquement
réservé au CHR (voir ci-dessus) où nous passons à toute vitesse pour nous
diriger vers le quai. Il est 10h40, il ne reste plus que 10 minutes avant le
départ du train. Et là, oh rage, oh désespoir, à bout de souffle nous arrivons
devant un escalier monumental (51 marches) pour pouvoir accéder au train...
Vu la chaleur, l'effort était à la limite du faisable et je ne crois pas
qu'on aurait pu parcourir 10 mètres de plus.
Au total, 338 marches (l'équivalent de 20 étages)
pour arriver à quelques minutes du départ tout en sueur.
Le CHR
C'est ensuite parti pour 10h de train jusqu'a
Shanghai dans la nouvelle fierté de China Railway: une version modifiée du
Shinkensen japonais mise en route en fanfare en avril dernier sous le nom de
CHR. La version utilisée au Japon circule à près de 300 km/h
mais la version utilisée en Chine, vierge de toute inscription de
constructeur nippon, se contente sur les meilleurs tronçons de 205 km/h, faute
de ligne grande vitesse entre Pékin et Shanghai. J'ai cru voir (puisque la
vitesse s'affiche régulièrement une pointe à 249, mais sur une douzaine de kilomètres
avant notre destination).
Le train est le même train qu'au japon, sauf quelques
petites options manquantes, mais l'essentiel est là, notamment les toilettes
avec cuvettes chauffantes et lavabos tri-fonctions (savon, eau, séchage
automatiques intégrés dans le bassin). En échange, il y a quelques particularités
locales: fontaine à eau chaude ou tempérée, empruntes de pas sur la cuvette des
toilette et l'ambiance des transports locale (sonneries de téléphone, gens qui
parlent a tue-tête ou regardent des films sur leur ordinateur sans casque).
Autre particularité, il y a une profusion de personnel qui s'affaire: vente
ambulante, ramassage des déchets, petit coup de balaie réguliers et passage de
la police de temps en temps.
Après 10 heures de trajet, nous arriverons
finalement à Shanghai, la première partie du départ est donc achevée.
Quelques vitesses relevées :
-
Beijing - Tianjin à 165km/h
de maximum.
-
Après Tianjin, le train
file à 200 / 205 km/h environ mais commence à trembler. Après une bonne heure
le train ne dépassera rarement 160.
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Chine -
Au quotidien
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31-07-2007 |
Près de deux ans ont passés et, si je n'avais pas fait
le trajet quotidiennement, je ne reconnaitrais pas les abords de ce 'métro' qui
m'emmène chaque jour travailler. La plupart des habitations traditionnelles de
brique aux toits de tuile, tout comme les habitations plus pauvres, sortes de bâtisses
temporaires qui ont la vie longue, ont soit été détruites, soit été cachées par
une range d'arbres. Derrière ces arbres, on devine parfois la présence de ces
'cabanons', lieux de vie pour une classe défavorisée rattrapée par la ville. Ce sont en général des bâtiments de plein pied faits
de brique et recouverts de tôle ondulé maintenue par quelques briques pour tout
toit; devant sèche souvent du linge et on voit parfois un billard entre les bâtisses.
Les destructions ont d'abord données quelques terrains
vagues, eux-mêmes très vite remplacés par des chantiers où des buildings sont érigés.
Le changement le plus intéressant est sans doute cette
voie ferrée, longeant le métro, qui il y a quelques mois servait de raccourci
pour se rendre dans ces quartiers. Il était courant de voir des gens de tous âges,
parfois en costume ou avec un vélo, marcher au beau milieu des traverses pour
gagner un peu de temps. Les trains arrivant systématiquement au pas, en
klaxonnant. Maintenant, la quasi-totalité de la ligne est clôturée,
et à certains endroits, où traverser la voie permettait de gagner au moins 10
mn, des trios de gardes veillent, obligeant à des détours. C'est comme tout
ici, sans impossibilité physique, tout est par nature autorisé...
Arrivé au parc où je travaille, les arbres ont poussés
aussi, laissant deviner les bâtiments d'acier et de verre, à peine plus hauts.
Le parc est vraiment vert, et fleurit en fonction des saisons; quelques
navettes électriques permettent d'accéder aux entrées, toutes gardées par un
garde et un portique prenant en photo tout véhicule entrant et sortant.
Le progrès est en marche, repoussant sans cesse les
limites de la ville, mais prenant des allures plus vertes, travaillant de plus
en plus sur les apparences et les paysages, surtout ceux bordant le métro qui
irrigue les quartiers nords. Mais pour moi, ce traintrain s'achève aujourd'hui
puisque j'ai choisi de rejoindre la France d'ici peu. Le blog continue puisqu'il
me reste un certain nombre d'article en suspend et que, bien sûr, il y aura de
nouvelles aventures...
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Cité Interdite aux Starbucks |
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Chine -
Au quotidien
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16-07-2007 |
Comme annoncé
dans le post précédent, nous avons fait un tour à Datong ce week-end. Avant de
faire un petit billet sur cette visite, des plus intéressante, je tenais à
faire un billet sur l'aller-retour en bus qui à lui tout seul vaut le détour. D'une part,
j'avais voyagé à plusieurs reprises en bus ici, mais je dois dire que c'est la
première fois que je vois un bus aussi moderne, équivalent de nos standards
européen, avec clim, télé et même toilettes. Ces bus partent de la gare
routière au Sud de Pékin, un bâtiment moderne et confortable qui ressemble à un
petit aéroport et qui tranche avec le reste du quartier. Mais le confort et la
vitesse se payent puisque le bus est le double de prix du train (100 yuan
contre un peu moins de 50 pour le train). Enfin cela reste raisonnable pour 370
km.
Après, pendant les
4 heures de trajet, qui en fait étaient 5 dans chaque sens à cause de la circulation,
le bus suit une autoroute récente, sorte de ruban de modernité qui s'insère
dans le Hebei et le Shanxi, ces provinces à l'Ouest de Pékin. Après avoir passé
la grande muraille à Badaling et les montagnes qui entourent la capitale, on
arrive rapidement dans des plaines
forgées par un curieux bras de fer entre la nature et l'homme. La nature semble
refuser toute surface relativement plane et a parsemé l'espace de collines et
de crevasses, mais partout où l'on pose les yeux on peut voir la main de
l'homme pour domestiquer la nature. Les collines sont étagées méticuleusement
pour augmenter les surfaces cultivables, et chaque parcelle, chaque mètre carré
plane est occupé par des cultures du maïs tandis que les espaces escarpés
recèlent de pâturages escaladés par les moutons. Des millions d'arbres sont
plantés méticuleusement pour reverdir ces provinces menacées de
désertifications, un travail herculéen similaire à la ceinture
verte édifiée autour de Pékin.
Plus loin, on
aperçoit ces villages en brique crue qui se noient dans les falaises, une vision
qui me rappelle plus les villages dans les zones désertiques du moyen orient, à
mille lieux de l'urbanisme effréné des villes.
En scrutant
l'horizon on aperçoit quelques paysans qui travaillent leurs petites parcelles
comme ils l'ont toujours fait. Un bœuf tire la charrue et des ânes les
chariots. Nous sommes à environ 200 km de Pékin, et aucune machine ne trouble
ces décors apaisants. Au fur et à mesure qu'on se rapproche du Shanxi, les
champs laissent la place à l'industrie du charbon.
Mais quand je
vous dis que le trajet vaut le détour, ce n'est pas que pour le décor mais
aussi pour la circulation surréaliste. Déjà, comme
partout, les 2 voies de circulation se transforment en 3 puisque la bande
d'arrêt d'urgence sert pour doubler, rouler ou s'arrêter quand quelqu'un veut
chercher quelque chose dans le coffre ou demande à descendre du bus. Voitures,
camions et bus slaloment comme dans un jeu vidéo tout en klaxonnant
allègrement. Parfois on y voit
aussi des vélos, qui surgissent de nulle part, servant sûrement aux ouvriers
qui se rendre sur les chantiers de l'autoroute.
Mais imaginez que
dans cet univers entropique, on ajoute une nouvelle variable : des
voitures venant en sens inverse (vidéos 1 et 2 prises sur le vif)! Ce
fut d'abord une, arrivant sur la bande d'arrêt d'urgence à vive allure, puis
d'autres de plus en plus nombreuses, peut être des dizaines sur plus de 20 km. Cette
bande d'arrêt d'urgence, pressée par des automobilistes venant de tous sens
donnait alors lieu à des situations rocambolesques ou les voitures devaient
s'immobiliser face à face... mais nous n'avons heureusement pas vu d'accident.
Puis, après 15
minutes, nous comprîmes pourquoi il y avait autant de voiture. Des milliers de
camions sont filtrés et priés d'attendre pour accéder à Pékin provoquaient un
énorme embouteillage. Lassés d'attendre, les automobilistes faisaient alors
demi-tour et regagnaient la sortie précédente à contre-sens sur autoroute.
Certain sortaient de leurs véhicules pour faire un petit tour et en profitaient
pour marcher sur les voies venant en sens inverse, qui n'étaient pas
immobilisée...
Peut-être
chanceux, nous n'avons pas du attendre trop longtemps avant de pouvoir reprendre
notre route et double la file interminable de camions qui se pressent au porte
de la ville.
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Chine -
Pratique
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13-07-2007 |
Les transports en
Chine sont à majorité opérés par un réseau assez vaste de chemin de fer mais
complètement sous-dimensionné par rapport à la taille du pays et à sa
population. A part certaines lignes, les vitesses moyennes sont plutôt faibles,
mêmes si elles ont été décuplées dans les dernières décennies. De plus le système
de réservation est très rudimentaire. Les trains sont gérés au niveau local et
les systèmes ne sont pas reliés entre eux. Il en résulte qu'il est souvent
possible uniquement de réserver des trains au départ de la gare où vous achetez
les billets. En outre ces billets ne peuvent être achetés que 4 ou 10 jours
avant le trajet (selon les distances).
Un autre problème est que ce système
est handicapé par le marché noir autours des billets.
Ces jours-ci nous
prévoyons quelques voyages, et comme d'habitude la réservation de billets n'est
pas des plus faciles. Quelques exemples dans la suite du billet.
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